"If people aren't calling you crazy, you aren't thinking big enough." Richard Branson

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samedi 3 décembre 2011

Le drame romantique : Le cas Ryan Gosling (et le ratage Time Out)

Cela faisait un petit moment que j’attendais d’aller voir In Time au cinéma. Je suis sympa, je vous épargne la bande-annonce, car elle donne vraiment envie d’y aller, mais franchement c’est LE film raté du moment. C’est toujours rageant quand on attend pendant longtemps, pour un moment qui se révèle être très en dessous de ce que l'on attendait. Dans le même style, il y a aussi les 4 mois d’attente pour avoir une table chez Frenchie, et se retrouver à manger des betteraves et des radis, au milieu de touristes beaucoup trop bien habillés pour être honnêtes. Mais passons, sinon j'vais me faire détester par Le Fooding, et j'les aime bien moi, j'ai même acheté leur guide 2012

Donc In Time ! Enfin Time Out en français dans les sous-titres (c’est quoi cette lubie de traduire des titres de films en un autre titre en anglais qui n’a rien à voir, non mais franchement ?) part d’une bonne idée à savoir qu’à leurs 25 ans, les hommes arrêtent de vieillir. Seulement, le temps qu’il leur reste à vivre s’inscrit sur leur avant-bras, et le seul moyen de continuer à vivre est de travailler (en gros, le temps a remplacé l’argent, tu es riche, tu es immortel, tu es pauvre, tu meurs juste après avoir vidé ton compte-temps au bar du coin). Ca partait plutôt pas mal à la base, et ça finit en eau de navet, en oubliant son idée intelligente de départ. On y trouve çà et là beaucoup d'acteurs au charisme d'huîtres un jour de marée, des explosions à tout va et des scènes romantiques entre héros-je-vais-tout-faire-péter-pour-venger-la-mort-de-mes-parents et héroïne-bonjour-je-suis-une-potiche-de-service plutôt pathétiques... On retiendra quand même la brève apparition de Matthew Bomer pendant la seule scène intéressante du film, philosophiquement parlant. Mais si, c'était Luc dans Tru Calling (encore une série au concept fou, mais arrêtée faute de compréhension des intrigues, arg...), et qu'on verra prochainement chez Steven Soderberg.

En rentrant à la maison, une très forte envie de me vider le cerveau de ce mauvais film par un autre, je suis donc partie en quête d'un .avi pour nettoyer tout ça. Depuis quelques temps, je m'interroge pas mal sur le cas Ryan Gosling. C'est un mec dont on n'avait jamais entendu parler jusque là, et qui est tout d'un coup devenu incontournable. Je l'avais aperçu dans Stay en 2005, soit le film incompréhensible de bout en bout, qui partait lui aussi d'une bonne intention. Je lui avais aussi donné sa chance dans Drive (bonne ambiance mais j'ai eu un peu de mal pour le meurtre à la fourchette) et Crazy, Stupid, Love (grosse comédie gluante US, à voir pour Emma Stone) mais toujours pas convaincue pour ce nouveau nouveau.

Je me suis donc lancée dans Blue Valentine (en anglais dans le titre, youhou !), et The Notebook (enfin "N'oublie jamais" mais vous connaissez mon aversion pour les titres de films traduits), et je dois dire que j'ai bien fait. 

Je sais pas vous, mais j'ai l'impression que les comédies romantiques deviennent vraiment grotesques et mielleuses, tant et si bien que j'en ai presque honte quand l'Homme cède pour en voir une, et qu'elle est vraiment pathétique... J'ai peur qu'il finisse par croire que j'attends qu'il aille tuer des dragons pendant que je fais la grasse mat', ou que je pense que les filles de joie finissent toujours par se faire épouser par une pointure de la fusac. Parce qu'elle est bien gentille Julia, mais souvent la vie amoureuse ça ressemble souvent plus à Closer qu'à Notting Hill. Tout ça pour dire que non, la vie n'est pas une comédie romantique (on passera d'ailleurs sur ce film hein), mais bien souvent un succession de drames romantiques, genre trop peu connu au cinéma à mon humble avis.

Les deux films dont je vous parle appartiennent à ce genre, dans deux styles différents.

Blue Valentine est une histoire d'amour traitée comme un thriller. Est-ce qu'elle va mourir ?Qui est l'assassin ? Où et comment tout a commencé ? Tout au long du film sont entremêlés la fin de cette histoire (la période Blue, couleur aussi de la chambre de la dernière chance), et le début (la période Valentine). Mais c'est surtout dans ce film que j'ai vu Ryan (ben oui, on est intimes maintenant) musicien (pour de vrai hein), et vous savez comme j'ai du mal à résister aux musiciens ;-) Du coup, je lui trouve tout de suite beaucoup plus de légitimité en tant qu'acteur bizarrement ! Voici la bande-annonce, où l'on peut attendre le thème du film aux paroles bien trop souvent vraies, et particulièrement touchantes dans leur contexte.



You always hurt the one you love,
The one you shouldn't hurt at all.
You always take the sweetest rose,
And crush it till the petals fall.

You always break the kindest heart,
With a hasty word you can't recall.
So, if I broke your heart last night,
It's because I love you most of all.

Dans un autre genre, the Notebook (vous comprendrez le titre du film à la fin, j'adore ce concept, un peu comme pour Inside Man) est l'histoire d'une jeune femme (la belle Rachel McAdams) tiraillée entre son amour et famille, son milieu social et ses rêves,  la guerre et les difficultés du couple. C'est beau (très belle photographie également) mais réaliste, poignant mais qui permet de se poser des vraies questions, bref LA la grande épopée hollywoodienne romantique sans l'arrière-goût de guimauve. Et puis, je sais pas vous, mais moi j'adore les films dont l'action se situe au milieu du siècle, avec des cinémas où l'unique film est inscrit sur un panneau lumineux, où les infirmières qui s'occupent des vaillants soldats de la Guerre ont des petits chapeaux, et où on dansait encore en soirée.

Pas trop envie de dévoiler l'intrigue (alors svp n'allez pas trop traîner sur allocine, leur résumé est plein de spoilers), donc je vous laisse avec la bande-annonce, en espérant que ces deux films vous plairont ! Un conseil, voyez-les dans cet ordre, parce qu'au fond, peu importe les drames que l'on a vécus, on reste tous d'incorrigibles romantiques...



Plein de bonheur,

Isabliss

P.S. Par contre, évitez All Good Things, ou le feel-bad movie raté... Qui me laisse sur une question existentielle, est-ce qu'un bon acteur doit se sentir obligé de montrer son torse au moins une fois par film ?

lundi 21 novembre 2011

Bonheurs du lundi : mon tableau du beau & LA robe Mireille Erin meets Zadig

Comme vous le savez déjà, je suis une fan inconditionnelle du blog de Garance (j’ai mis le lien pour ceux qui sont partis vivre sur une autre planète les cinq dernières années, sinon checkez, il est sûrement dans vos favoris). Je le trouve beau, classe, sublime, inspirant, drôle, intelligent, bref THE blog quoi en fait.

Il y a quelques temps, elle publiait un article sur le moodboard de la créatrice de bijoux Aurélie Bidermann (ici). Qu'est ce qu'un moodboard me direz-vous ? Pour les Américains, c'est un tableau d'humeur, pour les Français c'est plutôt un tableau d'inspiration, et pour nos grands-mères, c'est même carrément un pêle-mêle !

J'ai trouvé l'idée vraiment top, celle d'avoir à portée d'yeux les images qui te font du bien, les images du moment qui te plaisent, un véritable concentré de beauté pour se faire du bien au quotidien. 

Je me suis donc mise en quête de mon tableau du beau idéal. Il devait être beau (forcément), doux, grand mais pas trop, mais surtout pratique pour pouvoir changer mes bouts d'idées dès que l'envie m'en prendrait. 

Je crois que passer pas mal de temps avec ma collègue américaine a fait grimper en flèche mon sens beau-pratique. Je ne sais pas comment elles font, mais les Américianes ont toujours au fond de leur sac l'accessoire à la fois beau et pratique qui vous sauve la vie. Parce qu'on dira ce qu'on voudra mais les Hunter boots, c'est quand même vachement pratique quand il pleut ou qu'il neige, et autant à New York on en croise à chaque coin de rue, autant à Paris j'ai comme un doute sur l'accueil qui leur est réservé (même habillée dessous hein) !

Anyway, après un benchmark poussé sur google shopping, j'ai enfin commandé mon tableau du beau ici. Et quelques jours après, tadada !



Voici donc un petit condensé de tout ce que je trouve beau en ce moment, qui me plait et que j'aime regarder, bref un peu de beauté qui fait du bien à regarder dans ce monde de brutes. Vous le verrez évoluer au fil des mois, un peu quand ça me prendra, car il est auto-adhésif mon tableau du beau lavande à moi (mission beau-pratique accomplie) !

Après, l'effet secondaire, c'est que ça un peu tendance à vous conforter dans vos envies shopping. Si on prend l'exemple de la sublime robe Zadig et Volaire dos (très) nu du milieu, autrement dit pour moi THE perfect "petite robe noire" (en français dans le texte), à force de la regarder tous les matins, ça a fini comme ça :




A la maison la robe Mireille de la collection capsule dessinée par Erin Wasson pour Zadig et Voltaire =) Autrement dit, une collection Z&V sexy-rock-destroy designée par la top la plus rock n'roll du moment, ça donne ça :


Bon j'ai laissé un oeil au corner des Galeries mais je me dit que LA robe vaut bien ça non ? Et puis j'ai dit que Madame était en soie et cachemire, et avait des petits strass sur la hanche ? Bon j'arrête de répéter le discours de secours prévu pour Monsieur B., mon banquier et je vous souhaite plein de beau tout partout !

Plein de bonheur,

Isabliss

dimanche 20 novembre 2011

La théorie culinaire du dimanche : le potimarron et autres légumes oubliés

Ce weekend, en me promenant avec un grand sourire sur mes talons de 12 (ou pas) entre les rayons de mon Monop’ préféré, une composition étrange m’attendait au rayon fruits et légumes : 

Image DeviantArt by Boups
Des cucurbitacées de toutes les formes et toutes les couleurs s’étaient données rendez-vous.  Je me suis alors rappelée une conversation avec mes collègues L. & W., adeptes de la cuisine saine et de qualité, me disant : "Le potimarron, c'est ea-sy, ya pas plus facile à préparer, et en plus c'est su-per bon! ". Bravant alors l'Homme "mais ça coûte un bras ce machin !!", et mes vieilles angoisses suite au post de Pénélope, je décide de glisser ce mignon potimarron dans mon panier, qui me fait bien moins peur que ses cousines aux couleurs bizarres...

De retour de courses, j'ai donc sorti mon costume de Wonderwoman d'intérieur...




...mais en mode 2.0. bien sûr ! J'ai donc tapé "potimarron" dans mon appli 750grammes pour savoir quoi en faire, parce que là, tout de suite, et ben c'est pas franchement évident, à par pour Halloween, c'est pas super inspirant le potimarron...


N'oublie pas de télécharger cette appli gratuite et néanmoins indispensable, chère amie businesswonderwoman cusinière,  cette application merveilleuse qui sait te sortir des recettes tops quand tu tapes le contenu de ton frigo que tu découvres en rentrant à 21h, bref qui peut te sauver la vie quand l'Homme tourne un peu trop autour de la cuisine en attendant qu'un dîner magique en sorte.


Alors on est parti de là :




Et on est arrivé à ça :



Autrement dit une tarte potimarron-emmental-jambon maison. 


Je vais vous passer les détails de pâte brisée à laisser reposer puis à cuire à blanc avec chaîne de cuisson adéquate, l'épluchage du potimarron en partenariat avec mercurochrome (le pansement des héroïnes, comme chacun sait grâce à la publicité qui passait trois fois de suite, histoire de bien te lobotomiser le cerveau), la pré-cuisson de la dite bestiole biscornue, le gratinage et autres joyeusetés...


Au final, et ben le potimarron, et ben c'est fade, ça n'a le goût de rien, et ça pourrait être remplacé par n'importe quoi...Comme dit mon père "si on a oublié ces légumes, c'est qu'il y avait une bonne raison", comme quoi la vérité sort aussi de la bouche des parents. De toute manière, une jeune femme active qui utilise son temps intelligemment ne devrait jamais cuisiner un fruit qui met plus de 2 minutes à éplucher. S'il se défend, c'est qu'il y a forcément un truc louche ! Potimarron, moi et mes fruits qui ont du goût, on va avoir ta peau !


M'enfin on va pas se quitter sur ce coup de gueule culinaire envers les légumes oubliés, et autres légumes racines vendus à prix d'or dans les restos hype ! J'suis une fille sympa à la base. Le fin mot de l'histoire, c'est que ma tarte a quand même été sauvée par la magnifique pâte brisée maison que j'avais faite. Je fais toutes mes pâtes à tartes maison, c'est pas bien long et ça change vraiment tout. Pour les recettes de pâtes (mais aussi pour tous les jours ou recevoir), je vous conseille l'excellent livre de Trish Deseine Petits Plats entre amis, ou la nana qui a su rendre à la cuisine un peu de sa sexiness...


Sur ce, très bonne semaine à tous, et faites des tartes maison, mais pas au potimarron ;-)


Plein de bonheur,


Isabliss





samedi 12 novembre 2011

Le resto du weekend : Ciasa Mia ou la cuisine avec Amour

Il y a quelques hivers de cela, dans une petite rue aux abords de la Piazza Navona, j’ai rencontré mon restaurant idéal : The Library.


Il avait tout ce dont on peut rêver d’un resto : un décor chaleureux éclairé à la bougie, une ambiance douce et cosy, un nombre restreint de tables, un accueil aux petits raviolis, des produits de choix et d’exception, des vins et liqueurs s’accordant parfaitement avec une cuisine à tomber amoureux, littéralement.

Image by  mptvimages.com
Autant vous dire que les adieux furent déchirants. De retour de mes vacances romaines, je me mis donc en quête d’un restaurant qui lui ressemblerait un tant soit peu, dans la capitale de la gastronomie française : Paris. On a tous cherché ce petit restaurant intime où amener son date pour être sûr(e) de la/le charmer, ce petit endroit qui deviendrait le vôtre, et où il ferait toujours bon aller. Malheureusement, point de petit restaurant intime et romantique dans cette grande capitale, où les verres de cantine duralex (j’ai 4 ans !?) et l’ambiance brasserie sont venus phagocyter nappes blanches et chandelles.

En quête d’un restaurant où dîner sur mon site « bons plans restos », à savoir LaFouchette.fr pour les non-initiés, j’ai vite remarqué ce nouveau petit restaurant italien, que tout le monde adore. En ce long weekend, et une résa en ligne plus tard, nous voici place du Panthéon :


…enfin plutôt près du Panthéon parisien, dans la charmante rue Laplace (où il est impossible de se garer, cela ne s’invente pas) :


La porte à peine poussée, Francesca vient nous accueillir avec un grand sourire, nous présente menu du jour et carte des vins (très originale, dans laquelle sont insérés de véritables bouchons). Tant charmés par le cadre que par notre hôtesse, les pensées un peu ailleurs, nous nous laissons séduire par l'intitulé du plat du jour, soit des pâtes fraîches maison, ses 4 grammes de truffe blanche, son consommé de poulet et émulsion de parmesan biologique (ou quelque chose comme cela, dit avec un charmant accent italien, on oublie vite). Normalement parmesan + truffe = Saturday night fever du palais !


Le vin conseillé par la maîtresse de maison (Montefalco 2008) s'avère être d'un fruité sublime, et les deux amuses-bouches gracieusement offerts par le chef plus surprenants les uns que les autres. Quand la petite corbeille en tissu remplie d'une focaccia maison et d'un pain au cumin encore chauds succède aux grésins maison, on se dit qu'on n'est pas tombés chez n'importe qui (petit conseil du soir : le pain est très révélateur de la qualité d'un restaurant, alors ne l'oubliez pas). Et quand arrive le plat, on tombe définitivement amoureux:


Deux grands losanges arrivent, remplis de pâtes fraîches et savoureuses, avec truffe blanche râpée au gramme près, grâce à la balance électronique amenée par Francesca. Car non, on ne peut pas mentir en matière de cuisine. Un plat fait sans amour, c'est mauvais, point à la ligne.

Une cuisine faite avec amour, fraîcheur et de bons ingrédients, ça fait tomber en amour, comme disent si bien les Québécois. Je pense notamment à cette scène de Eat, Pray, Love tournée chez Da Michele à Naples, où j'ai mangé la pizza la plus méritée ever, mais c'est une autre histoire:


La dernier acte fut composé de :
- Une bouchée d'apple strudel gracieusement offert (pourquoi se limiter à la gastronomie italienne après tout, si elle est si bien faite?)
- Une cuillerée de glace maison au sapin, avec les compliments du chef, soit la découverte du soir. Une vraie forêt qui crépite à l'intérieur de ta bouche de petit lutin, toi qui n'a même pas encore pensé à tes cadeaux du mois prochain
- Un tiramisu revisité et monté minute, avec glace de mascarpone et délicate émulsion de café


- Et enfin un limoncello avec un petit je-ne-sais-quoi en plus.

Certes, la douloureuse le fut un peu pour mon petit porte-monnaie de jeune demoiselle (la faute au sortilège du plat du jour et de sa trop rare truffe blanche, dont nous avons oublié de demander le prix...), mais compte tenu de la douceur du moment passé, et de tout l'amour reçu, on se contentera de repartir avec un sourire béat.


Encore bravo et merci à Samuel et Francesca (nom du menu, c'est ti pas meûgnon) d'avoir créé un petit coin d'amour à l'italienne en plein milieu de ma ville.

Image by  Ciasamia.com
Plein de bonheur,

Isabliss

Adresse: Ciasa Mia, 19 rue Laplace, 75005 PARIS

vendredi 11 novembre 2011

Le beau film cocooning de ce long weekend d'automne : Another Earth

A force de courir partout la semaine, et de passer ma vie dans les transports en commun pour continuer à avoir une vie sociale et sportive (comme tu y vas), tout en étant appliquée dans mon boulot, j’aime bien cocooner le weekend.

Cocooner me dis-tu, lecteur masculin célibataire, qui n’a pas encore mis le nez dans un journal féminin où ta bien aimée a volontairement corné LA page qui doit te faire passer un message, mais qu’est ce donc que cela ? Et bien déjà, rien à voir avec le très bon groupe Cocoon, bien que l’on puisse cocooner en écoutant du Cocoon, mais je m’égare là. Cocooner ça veut dire se protéger du monde extérieur hostile, se mettre à l’abri dans un cocon, et faire uniquement des choses pour soi, et qui nous font du bien.

Le cocooning, c’est un peu mon remède universel à l’automne. 

Image DeviantArt by 2jL

Tu sais, cette maladie de la Terre qui revient chaque année: Il fait gris, nuit à 17h, froid, tout le monde (pardon Paris) fait la tête, on commence à angoisser à propos des fêtes de Noël, et tous vos amis reprennent leur nouvelle vie provinciale, voire étrangère loi de vous (n’est-ce pas C., S., A. ?)…

Image DeviantArt by Lunati_que

La solution mixte et universelle (oui, on va passer sur les journées manucure-masque-bain d’huile-je ressemble à un zombie ambulant pour cibler plus large, comme disent nos marketeux), c’est une bonne couette (si elle est blanche et douce, c’est encore mieux), une bonne tisane comme celle-ci (qui relaxe vraiment pour le coup ! Je vois ton œil sceptique toi l’übersexuel qui transpire la testostérone, toi aussi tu peux boire des tisanes, elle n’aura pas raison de ta virilité)…


…mais surtout un bon film !

Ma sélection de ce weekend: Another Earth.


J'avais vu la bande-annonce dans mon cher RER grâce au podcast d'Allociné lors de sa sortie, et j'avais eu un petit coup de coeur. Ensuite, et en direct de sous ma couette, je l'ai vu quelques mois après et j'ai eu un gros coup de coeur (comme le jury de Sundance d'ailleurs, qui n'avait pas de couette, mais ça n'a rien à voir, passons). 

C'est un drame de science-fiction. Un genre différent pour un film différent. Le jour où l'on découvre l'existence de Earth 2, soit une deuxième Terre qui apparaît dans le ciel, un peu à la manière de la Lune, Rhoda, passionnée d'astronomie qui vient d'être acceptée au MIT, et à qui s'offre un brillant futur, commet l'irréparable. Sa vie est chamboulée en un instant, et à partir de ce moment, son destin et celui de cette planète jumelle de la nôtre, vont être intimement liés.

Ce film pose la question de la faute, de la solitude, du pardon, de la rédemption, peut-on se laver des plus graves erreurs ? Que se passe-t-il dans l'âme de ceux qui la commettent, mais aussi ceux qui la subissent ? Mais il nous pousse aussi à nous interroger sur notre unicité et notre destin. Est-ce que dans un environnement différent, j'aurais fait les mêmes erreurs ? Pourquoi moi ? Est-ce qu'un autre moi aurait eu le même destin ? Cette oeuvre me fait un peu penser à Signs de M. Night Syamalan que j'aime beaucoup, mais en plus émouvant, plus poétique mais aussi plus beau. Ce qui m'a frappé, c'est la beauté des plans, comme celui-ci :


...mais aussi le talent de acteurs, la justesse des émotions, les personnages secondaires, le scénario, et la musique, dont le magnifique thème "That Home" de Cinematic Orchestra que vous pouvez entendre dans la bande-annonce. Sur ce, je vous laisse devant le trailer, en espérant que vous apprécierez  autant ce beau moment que moi.


Plein de bonheur,

Isabliss

mercredi 9 novembre 2011

Le concert du moment : Foster the People @ Inrocks Black XS

Salut les ptits clous,

Je vous parlais dans mon dernier post de mon coup de coeur musical du moment: Foster the People.

Je suis donc allée sur leur site officiel, et me suis aperçue qu'il jouaient le weekend suivant à Paris, quasiment dans mon salon en fait !

En tant que jeune demoiselle en détresse de bonne musique passionnée et déraisonnée, je me suis donc mis en quête de places pour le festival des Inrocks à la Cigale. Ainsi fut dit,ainsi fut fait !



Places négociées, Cigale découverte (oh,c'est beau!) ,salle débordant des rockers de l'Est parisien et d'ailleurs, le rideau se lève et :





C'est rock, c'est électro, c'est pop, ça donne la pêche, ça sonne du tonnerre en live et met une ambiance assez folle. Ils sont vraiment doués ces p'tits gars, moi j'vous dis ça va cartonner! Bref, courrez-y si vous pouvez, ou filez sur Amazon (ou dans toute autre bonne crèmerie) acheter leur album Torches qui ne contient presque que des tubes, et ce pour moins de 10€ ! S'il n'y avait qu'un album à acheter cette année, ce serait donc celui-là :




Mon coup de coeur live : Miss you et ses percus (si, si, on peut à nouveau aimer les percus, c'est à nouveau hype now). Et n'oubliez pas de jeter un coup d'oeil aux paroles, elle sont plutôt surprenantes ! Sur cette bonne musique...


Plein de bonheur,


Isabliss

mercredi 2 novembre 2011

La chanson du mercredi : Foster the People

Oui, parce que la chanson du dimanche c’était déjà pris par eux :


Et parce que c'était quand même vachement bien à l'époque, et qu'aujourd'hui on reprend le RER, on s'en refait un coup :


Ce n'est évidemment pas ma chanson de ce mercredi 2 novembre 2011, car pour le coup c'est carrément vintage, c'est celle là :


C'est bien hein ? Merci Oui fm pour la découverte, ma chère radio chérie, qui regroupe bon vieux rock old school qui sent la sueur, découvertes rock nouvelle vague et émissions beaucoup trop barrées qui manquent sérieusement dans la bande fm (avec les regrettés Peter Fondu, Helmut Perchu, Le monde de monsieur Fred et Kad & O entre autres). Car oui, le rock est là pour changer votre vie...


...n'est ce pas C. ;-) ? Anyway... Foster the people c'est beaucoup trop bien, ça te reste dans la tête toute la journée, et tu peux même aller les voir ce samedi au festival des Inrocks à la Cigale, que demande le people ?

Alors évidemment, dès qu'un groupe sympa commence à être connu, ya toujours un constructeur pour leur faire vendre leur âme...La preuve ici :


Parce qu'en live, ça n'a un peu rien à voir monsieur Nissan :


Je trouve qu'ils ont un p'tit côté californiens dans le vent comme eux :


Un autre côté on est trop des beaux gosses, on fait du surf et en plus on fait de la guitare comme lui :


Mais si, vous le connaissez, il y a fait ça :


Bref, un peu comme eux quoi :


Avec une voix bien aiguë quand même non ? Plutôt comme ces quatre garçons dans le vent là:



Mais pas trop non plus, si on écoute une autre de leur chanson :


C'est plutôt du Justice niveau rythmes :


Bon, j'arrête le jeu du "à quoi ça me fait penser", pour les vraies influences c'est 

Plein de bonheur (et de bonne musique),

Isabliss

P.S. Saurez-vous trouver le californien planqué dans le clip de Justice ?

mardi 1 novembre 2011

Les bons plans cinéma du mardi (tchi tcha)

Pour moi, le cinéma ça a d’abord été un générique :


Mais ça s'arrêtait souvent à ça :


Je suis donc devenue une adapte des salles obscures dès le plus jeune âge. En fait, le cinéma de la ville, c’était un peu THE place to be à l’époque. Vous voyez Facebook ? Et ben à l’époque, le cinéma c’était pareil. L’endroit où l'on découvrait les derniers films à la mode bien avant allocine.fr, et où l'on pouvait suivre les relationships du moment (« Rooooh, t’as vu, il lui paie sa place  Pearl Harbor ! Tu crois qu’ils vont prendre une pizza ensuite ? »), breeeeef le haut lieu de la Hype j’vous dis !

Pour en revenir à nos moutons, à force de fréquenter assidument le cinéma 5 salles 5 films de ma petite ville (une petite révolution), je suis devenue une grosse mordue de cinéma. Des strapontins en velours rouge, aux dernières bandes-annonces, c’est un peu mon refuge à moi dans notre triste monde tragique (alors svp, les packs de Kro dans les Gaumont, on n’est pas obligés hein ? Merci pour la voisine ;) ) :


Un jour, j’ai débarqué à Paris et ma place de cinéma est soudain passée de 40 francs à 10 euros (‘se sont plantés dans le taux de conversion non ?). Alors au début, je pense que c’était dû à la V.O. (ah oui parce que petite, je pensais vraiment que tous les acteurs était polyglottes, et faisaient les films dans chaque langue…) mais en fait, pas du tout ! Mes amis, on s’est carrément fait avoir, et il est temps de régler cela comme il se doit ! 20€ les deux places vous dites ? Are you sure ?...



C’est donc le moment de dégainer les bons plans d’Isa cinéma !

1. Vous êtes étudiants, jeunes et beaux, et vous sentez bon le sable chaud ! Munissez vous de votre carte étudiant à Toulouse, de votre Imagine’R à Paris, ou de votre CNI un peu partout, et y devrait y avoir moyen de moyenner. Attention, souvent ça ne marche pas le weekend.

2. Vous n’êtes plus de toute fraîcheur mais vous gagnez désormais votre vie. Bravo ! Vous pouvez désormais laissez un bras chaque mois chez Orange et Orange vous remercie ! Tu n’as pas tout perdu vieille branche, un plan spécial pour toi :


On a tous vu cette pub un peu nulle (si, si, il faut le souligner, sinon après on va croire que je cautionne) sans trop comprendre mais où (oui où) ils voulaient en venir ? Vieux crouton, tu tombes bien, Isabliss va tout t’expliquer dans ton sonotone.

Alors si tu as un téléphone intelligent, tu télécharges l’application Orange Cineday, et il ne te reste plus qu’à commander ton code via cette application. Le code en main, tu le montres dans les cinémas partenaires (la grande majorité des Gaumont, UGC et autres MK2) et tu ne paies qu’une seule place au lieu de deux, et ce tous les mardis !

L’autre bonne nouvelle, c’est que c’est compatible avec le système génialissime des e-billets de chez Gaumont-Pathé. Comment ça petit Padawan, tu ne connais pas les e-billets GP ? Utilise donc la Force pour faire disparaître tous ces Siths qui te devancent dans les salles obscures. Il te suffit pour cela de télécharger l’application CinémasGP pour acheter directement tes places et les présenter sur ton téléphone intelligent au contrôle (juste après la queue de 45 minutes, tu vois ?). Si tu es resté à l’ère Nokia, tu peux les acheter ici : http://www.cinemasgaumontpathe.com  et l’imprimer sur ta HP préférée ! Ou les acheter sur le net et les recevoir par mail, enfin le monde t’appartient ! Pour ne payer qu’une place au lieu de deux tous les mardis (si tu as bien suivi), et ce sans faire la queue, il te suffit d’entrer ton code cineday dans ton appli ou navigateur juste avant de payer (dans code promo), et ça MARCHE ! 10€ les deux places de ciné, et une file d’attente évitée, merci qui ?

3. Tu gagnes ta vie mais tu as fait l'erreur tragique de prendre l'opérateur B ou S ? Toi aussi, tu veux ton ciné à pas cher du mardi ! File donc ici petit chenapan : http://www.cinemasgaumontpathe.com/offres/vente-flash.html ! Tous les mardis, les cinémas Gaumont Pathé te permettent de réserver en ligne à 3,50€ tous les films qui s’arrêtent le lendemain (ben oui, les films sortent le mercredi, faudrait pas l’oublier, même si je vous répète depuis tout à l’heure de n’aller au ciné que le mardi). Donc oui, certes, c’est pas cher, mais pense bien à vérifier la salle avant ! Vu que ce sont souvent des films qui passent depuis une voire deux semaines, il est possible éventuellement que la salle soit toute pourrie…Mais aussi qu’elle soit top ! Et à 7€ les deux places (j’avoue,  je vois pas trop l’intérêt d’aller au ciné seule mais bon) qui dit mieux ?

4. Tu es vieux, tu as choisi le mauvais opérateur, et il n'y a pas de Gaumont ni de Pathé à moins de 100km de chez toi ? Isa pense à toi petite chose perdue. Voici mon dernier joker : le comité d'entreprise. Et oui, la plupart des entreprises françaises, aussi petites soit-elles proposent des places de ciné à tarif réduit, ou alors t'en remboursent une certaine somme dans l'année. C'est le moment d'enquêter un peu au 5e et de voir ce qu'il en est Sherlock !

5. Tu n'es plus jeune, n'a pas d'opérateur téléphonique, qu'un petit cinéma indépendant à côté de chez toi, et tu ne travailles pas ? Tu ne pensais pas que j'allais t'oublier quand même ? Car oui, dans la plupart des salles, il y a un tarif chômeur. Il suffit de le demander ! Mais pas le weekend quand même hein, faut pas abuser non plus !

Car Isabliss pense à tous ses lecteurs, et leur recommande le cinéma, quels que soient leur âge, situation ou lieu d'habitation. Quelle que soit votre humeur, un film vous attend pour vous faire du bien, et ça, sans y laisser vos bras et vos mains !

Plein de bonheur,

Isabliss

lundi 31 octobre 2011

Le post du lundi pour commencer la semaine de bonne heure et de bonne humeur : Petit guide de survie en milieu défensien


Ahhh La Défense ! 



Son Arche et ses milliers de marches, ses tours et ses détours, lieu favoris des touristes américains en mal du pays, mais surtout le plus grand quartier d'affaires d'Europe, et tout ce que cela implique ploc...Voici donc mes petites astuces de survie en milieu surpeuplé et inhumain :

1. Sourire : je sais, c'est pas facile, mais vous avez bien 2-3 bons souvenirs qui traînent dans un petit coin de tête.Vous verrez, en plus c'est contagieux (NPPT: ne pas sourire à n'importe qui :-p ...)

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2. Investir dans un casque fermé : Indispensable pour suivre le premier conseil, car oui c'est beaucoup plus facile de se mettre dans sa petite bulle de bliss* (bonheur, harmonie, nom de mon blog et devise, tout ça tout ça...) avec Foster The People (on en reparle bientôt,promis) qu'avec Brenda qui raconte sa folle nuit avec Ken à côté, ou Jean-Michel qui insulte Jojo à grands coups de noms d'oiseaux juste à côté de vos sensibles oreilles !



3. Mettre un peu de votre parfum le plus réconfortant qui soit au creux de votre poignet, juste en cas d'environnement olfactif hostile...

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4. Ne pas tenter de paris stupides, type prendre le RER A à Chatelet à 9h07 car non, la distance qui sépare deux personnes ne peut pas être de -15 cm...


5. Varier les plaisirs : certes, vous devez y aller tous les jours, mais pas forcément par le même chemin, ni y manger le même repas, ni avec les mêmes personnes, et rien ne vous oblige à rentrer directement à la maison après ! Profitez du fait que la moitié de Paris bosse là-bas pour rejoindre un ami en after-work, chez Lavinia par exemple, c'est parfait !

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6. Ce n'est QUE du travail alors non, inutile de piétiner trois personnes pour arriver une minute plus tôt au boulot, aucune vie n'en dépend, et votre individualisme aura raison de la bonne humeur de beaucoup d'autres. Quand j'habitais Toulouse, j'ai découvert des personnes qui regardaient les métros passer sans courir après, et qui disaient au revoir au chauffeur en descendant du bus, et pour ça, Toulouse me manque...Car si si, je vous assure, quand un RER part, un autre le succède, promis juré craché !


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Sur ces bonnes paroles, très bon début de semaine à tous, en plus demain c'est férié ! Ce qui revient à dire que la semaine dure un jour non ;-) ?


Plein de bonheur,

Isa

P.S. Astuce bonus : se dire que vous pourriez bosser sur le RER B, et pour y avoir poussé l'expédition jusqu'à la zone 5 tous les jours pendant un an, La Défense finalement, c'est que du bonheur !